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Le Cameroun abaisse ses estimations de croissance de 2017 à 3,2%, contre 3,7% auparavant

11.07.2018(16h10)

Après 2,7% en 2016, la croissance économique est restée moins robuste à 3,2% du PIB au Cameroun en 2017, selon les dernières estimations révélées par le gouvernement qui avait annoncé auparavant un taux de 3,7%, le même que celui communiqué par le Fonds monétaire international (FMI).




Ce taux, inférieur à celui de l’économie mondiale, estimée à 3,8%, est avec celui de l’année précédente l’un des plus faibles des quatre dernières années. En 2014, il était de 5,8% et avait crû de 5,9% l’année suivante, le Cameroun ayant tiré profit de la demande dans les pays émergents, aujourd’hui dans une tendance baissière.

Pour expliquer cette morosité de l’activité, le gouvernement met en avant l’impact sur son économie de la crise économique survenue au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC, composée en outre de la Centrafrique, du Congo-Brazzaville, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad), à cause de la chute des cours du pétrole et de chocs sécuritaires.

Les attaques menées par la secte islamiste nigériane Boko Haram contre le territoire camerounais depuis 2014 représentent l’un de ces chocs sécuritaires, avec les violences qui secouent depuis un an et demi le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les deux régions anglophones du pays.




Pour 2018, il espère toutefois profiter de la remontée des cours du pétrole ainsi que du dynamisme de l’activité internationale et surtout la hausse de l’investissement dans les pays avancés pour progresser à un taux de 4,2% retenu dans les projections de la loi de finances, qui a enregistré récemment une réévaluation à la hausse.

Parmi ses arguments aussi, les décaissements des aides budgétaires décidées par divers bailleurs de fonds internationaux (Banque mondiale, Banque africaine de développement, Union européenne, France et FMI compris) dans le cadre d’un programme économique et financier conclu il y a un an avec le FMI, pour enrayer la crise économique marquée.

Ce programme d’ajustement structurel impose du reste la mise en œuvre d’un vaste train de réformes structurelles et économiques, qui peinent pour certaines à être réalisées. C’est le cas de la réduction du déficit budgétaire, objectif jugé non atteint en 2017 par une mission d’évaluation effectuée par le FMI en mai.

Xinhua

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