Les raisons profondes des attaques contre Congelcam : Jean Kueté et Nzete Emmanuel aux bancs des accusés.

Le 19 novembre 2011 un avion transportant Jean Ping, alors Président de la commission de l’Union africaine atterrit sur le tarmac de l’aéroport de Bamougoum non loin de la ville de Bafoussam. Jean Ping était en route pour les obsèques de sa collaboratrice Elisabeth Tankeu.

Vers la fin des années 90, Bamougoum Rurale n’est qu’un village avec pour seul édifice solide, le Lycée Technique construit par la coopération canadienne. C’’était avant l’émergence de celui qui apparaitra dans le dernier classement Forbes  cinquième fortune du Cameroun, à la tête d’une société qui compte plus de 2 000 employés ,emplois direct et 3000 indirect   .Généreux et bâtisseur,  Sylvestre Ngouchighe, promoteur Congelcam s’est imposé dans  la région de l’Ouest ,suscitant la haine chez certaines élites de la vieille génération qui n’entendent pas céder la leadership à un plus jeune. D’où les différentes attaques  de la CONAC et les potentiels concurrents chinois et nigérians.

’Même si sylvestre devient zéro aujourd’hui, personne ne va le remplacer ici à Bamougoum, ce qu’il a fait va rester éternel’’ en témoigne une couturière installée à Kena.

Pour comprendre la dimension humaine de cet entrepreneur, il est important d’apprécier ses œuvres dans le département de la Mifi.

Sylvestre Ngouchigue a toujours mis en priorité l’éducation et l’enseignement comme base de développement, et pour cela, il n’hésite pas à sortir son chéquier pour des réalisations à caractères sociales.

Tout seul, le magnat des produits de mer a construit le lycée de Bamougoum et fait goudronner la route du quartier du lycée.  Léopold Nguelo d’ouestmediainfo dresse la liste des dons du milliardaire.

Dans l’éducation, après le lycée de Bamougoum, le patron de Congelcam a investi   plus d’un milliard de FCFA, dans les trois arrondissements que compte la Mifi, 120 salles de classes modernes dans les établissements scolaires tant publics que confessionnels, dont 61 dans les lycées et collèges et 59 dans les écoles maternelles et primaires, 36 bureaux, soit 18 pour le primaire et 18 pour le secondaire, 04 terrains pour la construction de certains établissements scolaires créés qui jusqu’ici ne fonctionnaient normalement par manque de sites. La liste de ses dons ne s’arrête pas là.

Sur la Sante, alors qu’il annonce d’autres projets  pour améliorer la vie sociale des populations, l’on peut citer le somptueux pavillon moderne portant son nom ayant changé la physionomie de  l’hôpital régional de Bafoussam.

Le volet religieux n’étant pas en reste, Ngouchighe a dans son actif la construction et l’équipement du presbytère de l’église catholique de Doumelong, la réalisation complète de la toiture de la chapelle de l’église évangélique de  Kena (Bamougoum), sa contribution remarquable aux travaux de la construction en cours de la nouvelle cathédrale de Bafoussam, entre autres…

Sur le plan associatif, la construction d’un foyer moderne à la chefferie supérieure Bafoussam, la construction du nouveau palais et de la tribune des fêtes de la chefferie supérieure Bamougoum, le chantier de construction du futuriste l’hôtel  de ville de Bafoussam, la rénovation totale de la maison du parti RDPC de Bafoussam avec équipement total de la salle des fêtes, des bureaux et de la salle multimédia.

Sylvestre s’est tellement investi dans le département de la Mifi au point d’en devenir le faiseur de roi, très sollicité par le lobby des élites qui aspirent à remplacer Nzete Emmanuel à la tête de la communauté Urbaine de la ville de Bafoussam, certains lui reproche de n’être pas originaire de la ville, il est Bâtie.

Si Nzete Emmanuel peut se targuer d’être la deuxième personnalité du RDPC dans la région de l’Ouest après le sultân des Bamouns, il a désormais en face un membre du comité central du RDPC, sénateur élu et non nommé, chef de la délégation départementale du comité central du RDPC pour la Mifi.

Epinglé par la CONAC dans les salons, les noms du Sg du RDPC, Jean Kuete et Nzete Emmanuel, vice-président du conseil économique et sociale, sont cités parmi les commanditaires de ces manœuvres contre Congelcam.

En effet, dans  son dernier rapport  sur l’état de la corruption au Cameroun,   la mission de vérification des faits de fraudes douanières et fiscales de la Commission Nationale Anti-corruption (Conac), affirmait avoir noté des transferts irréguliers de capitaux, des pratiques de corruption et de détournement de deniers publics à la société Congelcam SA, des transactions à hauteur de plus de 32 milliards de FCFA. Sans preuve de corruption, Congelcam affirme n’avoir jamais reçu de subvention de l’état et se vante d’avoir été récompensé par la douane camerounaise pour sa régularité et son timing dans le paiement de ses taxes de douanières.

Faute de piéger Ngouchinghe à travers la CONAC, ses détracteurs ont un plan B qui consiste à introduire dans le marché de poissons des concurrents de gros calibres pour réduire les parts de marches de l’homme qui importe un bateau de poissons tous les deux jours .

On ne peut pas solliciter la concurrence sur un produit importé qui a un impact très négatif sur la balance commerciale, plus de 150 milliards de FCFA d’importation. Même si le poisson venait à couter 100 FCFA le kilo, ce serait dangereux pour notre économie. Pour réduire le déficit commercial que nous impose le poisson, soit on décourage les camerounais d’en consommer pour limiter les importations, soit on en produit assez.

La balance commerciale déficitaire a une incidence directe sur les devises, ce qui entraine la chute des réserves de changes et une possibilité de dévaluation.

En 2017, le Cameroun a importé de poissons surgelés à 114,3 milliards FCFA.

L’arrivée de Dangoté avec une licence d’importation doit accroitre la balance commerciale, non seulement il va chercher à combler le gap de 100 000 tonnes sur la demande nationale, mais cela risque entrainer une baisse des prix sur le marché et encourager la consommation de produits importés.

Le Cameroun devrait encourager la pêche industrielle par les nationaux, créer des champions nationaux au lieu de privilégier les importations.

A Congelcam, Ngouchinghe pense déjà à l’achat des bateaux de pèches et la construction des étangs pour l’élevage de poissons, l’expérience chinoise de production de poissons d’eau douce ne le laisse pas   indiffèrent.

Albin Njilo

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