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RCA : QUE CACHE L’ACHARNEMENT DE CERTAINES ÉLITES CENTRAFRICAINES CONTRE LE CAMEROUN ?

cam

11-08-2016 (05h00)

Apres l’échec de la Seleka, les forces endogènes ayant fait allégeance au système ayant pour objectif de déstabiliser la Centrafrique, et la sous-région s’activent, et manœuvres en arrière-plan ne cachant plus le feu qu’ils ont dans leur cœur de voir revenir la stabilité.

Lorsque le 25 Mars 2013 Michel Am-Nondokro Djotodia fait une déclaration officielle en tant que nouvel homme fort de la Centrafrique, selon un officier centrafricain proche de l’ex président Bozize, l’objectif ultime est de ‘’faire intervenir directement la France suivant les accords de défense  et voir progresser la déstabilisation jusqu’au Cameroun.’’

A Yaoundé, les autorités savaient, et pour contrer toutes velléités déstabilisatrices de Seleka et autres groupes rebelles, c’est le feu General Camerounais Tumenta qui sera détaché par l’armée pour diriger la MISCA qui deviendra par la suite MINUSCA (Mission des Nations Unis en Centrafrique ).Durant toute la crise centrafricaine, les régions proches de la frontière camerounaise seront les plus paisibles, contrairement  au Nord –Est ,du centre et du Nord-Ouest ou étaient stationnées l’armée Française .

Bouar, Carno, Berberati, Nola, etc… Retrouveront rapidement la paix. Cette paix, la région la doit à la capacité de la MISCA / MINUSCA, à stopper les offensives des rebelles dans ces localités, l’armée camerounaise ayant repoussé plusieurs tentatives d’infiltrations sur son sol, plusieurs généraux de Seleka seront arrêtés au Cameroun, notamment dans la région de l’EST.

Apres la mort du général Tumenta et la décision du retrait de l’armée française de la RCA, on croyait la paix revenir en Centrafrique. Seulement, pris en tenaille dans le bassin du lac Tchad et au sud du Niger suivie d’une l’offensive dans la forêt de Sambisa, Boko Haram a besoin d’un nouveau sanctuaire.

C’est ainsi que de plus en plus, les régions de Nana-Mambere et Louham-Pende deviendront les nouvelles cibles des terroristes.

En début du mois de Juillet, 750 soldats camerounais supplémentaires seront déployés en RCA. Bernard Dilla, député centrafricain de la région de Louham –Pende  va  se livrer à un acharnement sans précèdent contre l’état du Cameroun. En Juin dernier, après l’appel au soutien de l’ONU lancé par le Cameroun et autres pays de la sous-région pour les réfugies, Bernard Dila va qualifier de mensonge prétextant que les réfugiés après l’attaque de Seleka s’étaient cachés dans les champs et sont revenus après le retour au calme, « Quand on parle de 1500 réfugiés au Tchad et 500 au Cameroun, je crois que cela ne reflète pas la réalité » « … au départ quand la ville de Ngaoundaye a connu cet événement, les gens sont paniqués et ont pris toutes les directions. Mais je peux vous garantir que la majorité des gens sont allés rester aux champs », a-t-il clarifié au micro de RNL.

Il va malheureusement se contredire dans ses propos lorsqu’en remerciant le Tchad d’avoir ouvert ses frontières aux réfugiés, il va une fois de plus tirer sur le Cameroun.

«…bien qu’ayant sa frontière avec la RCA fermée, le Tchad a accepté l’ouvrir afin d’accueillir les centrafricains qui ont fui les derniers événements de Ngaoundaye ».

Ce qui n’est d’ailleurs pas le cas pour « une partie des réfugiés centrafricains qui est allée au Cameroun et qui a été refoulée par les camerounais dont le pays a hermétiquement fermé sa frontière »précise-t-il

Il y a une semaine, ce député centrafricain va directement accuser l’armée camerounaise engagée au sein de la MINUSCA d’incompétence, ceci quelques jours après l’arrivée du nouveau contingent camerounais, il proposait de faire partir les forces camerounaise.

Le 06 Aout, deux  députés de la région de Louhan -Mpende , Jonas Donon, député de Bouar 4 et Euzeb Ngaïssé, député de Koui, vont accuser l’armée camerounaise d’annexion, « Au lieu que le Cameroun puisse aider la République Centrafricaine qui est pourtant dans de sérieux problèmes, ce pays est en train de prendre une partie de notre territoire parce que les forces camerounaises sont en train de progresser vers la commune de Niem Yéléwa » expliquait Jonas Donon,il sera soutenu dans ses propos par le député de Koui qui lui dira « Depuis le 22 juillet dernier, les forces camerounaises ont tracé une route sur une distance de 15 km sur le sol centrafricain dans les villages de Gaigo, Minime et Ngaoui »

A Bangui, aucune réaction du gouvernement centrafricain conscient de la mission des forces armées camerounaises dans la région. Certains médias centrafricains tels Centrafric Matin soutenant les propos des députés, parleront  des enseignants, fonctionnaires et agents de l’État qui ont commencé à quitter les lieux «dépassés par les événements». De Quels évènements parlent-ils ? L’armée camerounaise terroriserait-elle ces populations ?

Ces députés cherchent-ils à dissuader les autorités de Bangui afin d’obtenir le départ des forces camerounaise ? Dans quel but ?

Le peuple centrafricain est victime de son incapacité à sécuriser son territoire, ils sont abandonnés aux forces étrangères, et  pendant ces temps, des députés se livrent à de la  diversion. Selon ces derniers, le problème de l’armée réside dans le choix du personnel influencé par les guerres des clans, un argument toujours avance par les forces impérialistes, ils n’évoqueront jamais la levée de l’embargo pour le réarmement du pays dont l’armée dispose d’un seul pilote de l’air.

Le président Touadera va posséder à une véritable traque contre les forces endogènes au service de l’ennemi du peuple centrafricain.

Albin Njilo

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