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QUELLE ALTERNANCE POUR LE CONGO BRAZZAVILLE ?

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27-09-2015

Vers la fin des années 90, Washington change de cap dans sa politique pour l’Afrique: faire de du continent africain une nouvelle zone d’implantation du capitalisme états-unien. Ceci sera soutenu par l’Administration Clinton qui dira :  » Les Etats-Unis ne concéderaient plus longtemps le marché africain aux anciennes puissances coloniales. »
Appuyé par les lobbies financiers américains, Georges Bush doit faire passer aux congres une loi sur le continent Africain. Ce qui fut Africa Bill (Projet de loi pour l’Afrique), African Growth and Opportunity Bill (Projet de loi pour la Croissance et l’Opportunité africaines) , Africa Act (Acte pour l’Afrique) ou Trade and Tariff Act (Acte du Commerce et des taxes douanières) deviendra en 2000 African Growth and opportunity Act (AGOA, Acte pour la croissance et l’opportunité africaines) , l’idée étant d’implanter des entreprises multinationales états-uniennes en Afrique pour qu’elles contrôlent les riches ressources naturelles et minérales .




La classe dirigeante américaine ayant inscrit un intérêt particulier pour le pétrole africain, en 2003, l’Afrique fournissait déjà près de 20% des importations du pétrole brut américaines.
Officiellement, l’AGOA avait pour objectif de soutenir l’économie des pays africains en leur facilitant l’accès au marché américain s’ils suivaient les principes de l’économie libérale.
Il faudra attendre 2015 pour que l’institut OSIWA sorte un rapport dans lequel l’Afrique de l’ouest pour ne parler que de cette région du continent a perdu 240 milliards de dollar au profit des multinationales occidentales entre 2002 et 2011 soit 09 ans.
En 2006 la Chine avec une croissance à deux chiffres, déjà deuxième économie mondiale, lance une offensive sur l’Afrique. Un premier sommet chine Afrique est organisé à Beijing, 40 pays africains représentés, 24 chefs d’Etat présents. Avec les Africains, ce fut la naissance de la Chine-Afrique avec un nouveau modèle de partenariat gagnant-gagnant.
Jusqu’à ce moment, seules les multinationales occidentales font la loi sur nos ressources naturelles
Quatre ans après le premier sommet de Beijing, la Chine devenait officiellement le premier partenaire économique du continent, nous sommes en 2010. Le 11 Juin 2011, lors de sa tournée africaine, Hillary Clinton mettra en garde les dirigeants africains sur la coopération avec la Chine, c’était en Zambie.
En 2011, les échanges commerciaux étaient évalués à 166 milliards de dollar entre l’Afrique et  la Chine qui au deuxième sommet chine-Afrique de Beijing, le 20 Juillet 2012 va mettre sur la table 20 milliards de dollars comme prêts aux Africains par Pékin.
L’Afrique qui depuis des décennies vivait des dons et subissait la foudre des ajustements, va à travers ses dirigeants, contre la mise en garde d’Hillary Clinton, saisir l’opportunité chinoise .En 2013, cite par le magazine Agence Ecofin,le Continent Africain fera partie des régions qui tire la croissance du monde , 18 pays d’Afrique subsaharienne afficheront une croissance supérieure à 6%. « L’Afrique est le continent qui nous permettra de rattraper le retard pris par la croissance dans le reste du monde », a affirmé le ministre camerounais des Finances, Alamine Ousmane Mey. « L’Afrique n’est plus la même (…) Pour la première fois, nous sommes capables de contribuer à la croissance mondiale » a confirmé Ngozi Okonjo-Iweala, ministre des Finances du Nigeria..




La Chine est venue mettre à nu le model de coopération entretenu jusqu’ici avec l’occident, une coopération qui en 30 ans, de 1980 à 2013 a fait perdre au continent 1400 milliards de dollar au profit des multinationales occidentales.
Le 30 Juin 2013 à Cape Town, pour la première fois, le président Obama va évoquer le sujet sur l’alternance et le changement de dirigeants en Afrique. Attitude logique, il faut faire partir tous dirigeants qui s’aventurent vers la rupture avec le système occidental de pillage du continent. Dans la liste Denis Sassou Nguesso.
Le 06 Aout 2014 à Washington au Sommet Afrique –USA, le président Sassou essayera de dénoncer l’universalité de la démocratie occidentale par le fait qu’elle doit s’adapter aux réalités africaine, il sera contré par les dirigeants américains qui vont faire état de l’existence d’une seule démocratie, une universelle et dont même les peuples africains devraient s’accommoder.
SASSOU DANS LA LISTE NOIRE D’OBAMA POUR L’ALTERNANCE EN AFRIQUE, QUE S’EST-IL PASSE AU CONGO ?

Le Congo Brazzaville 4ème producteur d’Afrique Subsaharienne de pétrole pour une population d’à peine 4 millions d’habitants, qu’est-ce qui pouvait expliquer le surendettement de ce pays? Avec un taux d’endettement de 31% en fin 2012, l’agence de notation Fitch en 2014 a anticipé une baisse de la dette publique à 26% du PIB pour 2015 avec l’épurement des arrières de salaires et de pensions. Avec une forte croissance en 2014, Fich lui a attribué la note B+ classant le Congo dans la même catégorie de risque que la Zambie, le Mozambique, le Kenya ou encore le Ghana.
Qu’est-ce qui s’est donc passé au moment où les partenaires traditionnels du continent affichaient des taux d’endettement supérieur à leur PIB ?




En 2009, la Chine est devenue le principal partenaire économique du Congo Brazzaville. Un an plus tard en 2010, la Banque de développement de Chine ambitionnait de s’installer à Brazzaville. Impliquée dans tous les grands travaux de modernisation du pays, elle va financer tour à tour pour 280 millions de dollars US la centrale hydraulique d’Imboulou, 140 milliards de fcfa pour le tout nouvel aérogare et le projet de deuxième piste de l’aéroport international de Maya à Brazzaville, les bâtiments ministériels ,de la Maison de la radio et de la télévision congolaises, la bibliothèque universitaire de Brazzaville, les tours jumelles de Brazza ,50 m de haut sur une surface totale de 50 000 mètres carrés de planchers avec sous-sol, deux hôpitaux ainsi que cinq marchés modernisés ,des bourses aux étudiants Congolais pour étudier en Chine, 671 médecins dans 21 équipes médicales au Congo pour contribuer à améliorer la santé des habitants locaux, le groupe chinois Shandong Landbridge s’investi dans la modernisation de la Congolaise de raffinerie (Coraf) à Pointe-Noire et la construction d’un port pétrolier.
Le 29 Mars 2013,en visite au Congo Brazza, le président chinois Xi jinging et congolais vont signer une dizaine d’accords parmi lesquels la construction du port d’Oyo; la construction de la centrale hydroélectrique de Liouesso (département de la Sangha); la construction du port minéralier à Pointe-Noire; la construction des logements sociaux (prêt préférentiel de 370 millions de Yuans); l’aide sans intérêt de 100 millions de Yuans; l’aide matérielle d’un million de Yuans au nom de la première dame de Chine; la construction du lycée de Mpila (prêt préférentiel de 400 millions de Yuans) et la construction de 200 logements sociaux, l’examen d’un accord-cadre sur la construction du chemin de fer Pointe-Noire-Ouesso; la construction des sièges des deux chambres du Parlement; la délocalisation des entreprises chinoises dans les zones économiques spéciales et les zones industrielles en création; la création d’une Banque commerciale sino-congolaise .




Aujourd’hui au Congo Brazzaville, tout visiteur est émerveillé par des gigantesques chantiers d’infrastructures.
Le 4 septembre 2015, l’Afrique assiste à la cérémonie d’ouverture des onzièmes Jeux africains auxquels ont pris part quelque 8 000 athlètes. Tout s’est joue dans un stade flambant neuf, le complexe sportif de Kintele, 60 000 places, situe à 25 km de la ville de Brazzaville, une arène entourée un palais des sports de 10.000 places, un centre nautique de 3.000 places, un centre administratif avec pavillon d’exposition, un centre pour les médias et un hôtel de 100 lits.
A deux kilomètres, les grands bâtiments blancs du village des Jeux, d’une capacité d’accueil de 8.000 lits, ont des airs de cité administrative.
Le développement ne s’est pas limite à Brazzaville et Pointe Noire, principales villes du pays. Cite par le magazine perspectives économiques en Afrique le taux de pauvreté étant plus élevé dans des zones rurales, afin de favoriser l’inclusion spatiale, le gouvernement a accéléré un programme de municipalisation qui a permis de désenclaver les départements et de réduire les inégalités régionales.
En Juin de 2015, le gouvernement a inaugurée une station expérimentale agricole de l’académie d’agriculture tropicale de Chine. Les chercheurs agronomes devront étudier les possibilités d’introduire au Congo des variétés chinoises de manioc et de maïs, en plus de l’élevage.




Dans le cadre de son Plan National de Développement (PND) 2012-16, le gouvernement met en œuvre des politiques publiques axées sur le développement régional et l’aménagement du territoire.
En Avril 2015, les gouvernements de Yaoundé et Brazzaville vont signer un protocole d’accord sur la construction d’un gigantesque barrage hydroélectrique qui devra alimenter le Cameroun, le Congo, la Centrafrique et le Gabon. Pour Henri Ossebi, congolais de l’Energie et de l’hydraulique, ce projet pourrait démarrer en 2016.Le barrage de Chollet d’une capacité de 600 MW, la centrale hydroélectrique sera construite sur le fleuve Ngoko, la frontière fluviale entre les deux pays .670 milliards de francs CFA d’investissement selon l’option d’aménagement qui sera mise en place par son constructeur, l’entreprise chinoise Sinohydro.
De retour de Pékin le 19 Juin 2015, le premier ministre Yang Philémon du Cameroun est revenu avec un financement à hauteur de 8 milliards de dollar pour les infrastructures liées au gigantesque projet de Mbalam (au Cameroun) et Nabeba (au Congo-Brazzaville),quatrième réserve de fer au monde.




En retour, Des accords de coopération ont été signés dans le domaine forestier, dans le secteur minier et bien entendu dans le pétrole. La Chine est depuis 2005 la destination de plus d’un tiers des exportations du Congo Brazzaville. Tout ce qui jadis était la propriété des multinationales occidentales. Bien-sûr l’on entend des discours sur le taux de croissance qui ne s’accompagne pas de la réduction de la pauvreté, mais ce qu’on oublie c’est que la pauvreté disparaît avec la création des richesses des emplois à travers les industries l’industrialisation ne pouvant reposer que sur le développement des infrastructures.
En 2014, la BAD ,Banque africaine de développement qui venait d’ annoncer la création d’un fonds de 2 milliards de dollars avec la Chine a pour le financement des projets en Afrique va mettre sur la table 400 millions d’euros pour le projet route rail devant relier le Congo Brazza au Congo Kinshasa, ce projet longtemps reste dans les tiroirs, les études de faisabilités sont achevés, et très bientôt le démarrage des travaux. Kinshasa et Brazzaville, les deux capitales les plus rapprochées au monde, d’une distance d’à peine 11 km, pour passer d’une rive à l’autre, les marchandises et les personnes empruntent des bateaux de fortune, ce qui plonge la plus grande partie du commerce dans l’informel.

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CONGO BRAZZA:LE CHOIX STRATEGIQUE DE L’ALTERNANCE
L’argent c’est le pouvoir, le partenariat stratégique économique ne peut se faire sans accords de défense.
Lorsqu’en 2009, la Chine devient le premier partenaire économique du Congo Brazzaville, le pays Congo reçoit à l’ occasion du matériel militaire chinois, 25 véhicules de transport des troupes et 15 Jeeps de commandement, et tout cela assorti d’une commande d’avions de combats.
Le 12 Novembre 2012, Sassou Nguesso arrive au Kremlin, il est reçu par Vladimir Poutine fraichement réélu au poste de président de la fédération de Russie. Un protocole d’accord avec le ministère congolais de l’Aménagement du territoire et des Grands Travaux pour un oléoduc à construire à partir de Pointe-Noire, via Brazzaville, à Oyo, d’une distance d’environ 900 kilomètres. Cité par Ria Novosti, des accords sur la livraison d’armements Russe seront à l’ordre du jour.




En 2012, le président Sassou Nguesso va signer avec son puissant voisin Angolais un accord de défense et de sécurité. C’est ainsi que Brazzaville a pu se réarmer d’équipements militaires de pointes via l’Angola avec qui il entretient des relations historiques. L’Angola étant le premier partenaire économique chinois en Afrique et compte parmi les premiers clients de l’armement russe sur le continent.
Le 16 Octobre 2014, c’est l’indignation totale en France après l’incursion de l’armée angolaise en territoire congolais alors qu’à Brazzaville, les autorités congolaises n’ont pas levé le petit doigt?
En effet, l’enclave de Cabinda produit 60% du pétrole de l’Angola, deuxième producteur d’Afrique derrière le Nigeria. L’enclave de Cabinda, coincée entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville sur l’océan Atlantique, est le théâtre de troubles séparatistes depuis l’Independence de l’Angola en 1975.
En 2010 lors de la CAN en Angola, les séparatistes ont renoue avec la violence, s’attaquant au bus de l’équipe nationale du Togo. On se souvient que pendant cette période, c’est les medias français qui passaient en exclusivité l’interview et les revendications des rebelles du FLEC, Front de Libération de l’Enclave de Cabinda. Vous imaginez l’Italie interviewer le porte-parole des séparatistes corses après un attentat suicide à paris perpétué par ces derniers?
La réaction de Luanda avait été prompte et efficace, 4 000 soldats angolais avaient déployés dans l’enclave, 4000 soldats dans le Cabinda pour une population d’à peine 40 000 personnes. Ce rouleau compresseur va contraindre les rebelles à fuir vers le Congo Brazzaville, pays voisin, ancien marxiste qui lui, avec Cuba, avaient beaucoup soutenu Luanda dans sa guerre de libération.
Luanda avait longtemps critiqué paris qui a travers ses réseaux mafieux, armait et finançait les rebelles du FLEC.
Déterminé à assurer sa sécurité loin de ses frontières, ce jour d’Aout 2014 c’est un effectif de plus de 500 hommes que Luanda va envoyer au Congo Brazza.
Lorsqu’au sommet Afrique-Usa de 2014 le président Sassou va plaider pour une démocratie adaptée aux réalités de l’Afrique, personne n’est surpris par sa position à défendre les intérêts et la souveraineté du continent puisqu’il est connu pour ses positions très critiques envers le système impérial de l’occident. Voilà ce qu’il dira de la crise centrafricaine au magazine Paris Match :
« Le premier chef de cet État, Barthélemy Boganda, est mort dans un accident d’avion dont les circonstances n’ont jamais été élucidées peu de temps après son élection. Dacko lui succède, vite renversé par le calamiteux Bokassa dont la proximité avec la France n’est pas à démontrer. Le même Dacko est ensuite remis en place à Bangui, déposé par un avion venant de Paris. Un coup d’État le balaye, et c’est le général André Kolingba que l’on installe. Lui ne faisait même pas semblant de diriger. Quand nous, chefs d’États voisins, arrivions à l’aéroport, c’est un certain commandant français, Mansion, qui se présentait en short et en chemisette, pour nous accueillir. Puis Patassé est venu et il a fait son tour, avant d’être balayé par Bozizé, avec l’aide de l’armée française… Ce drame dure depuis cinquante ans. »




Il ne s’est pas arrêté au cas centrafricain, il s’attaquera à la France sur le FCFA. Voilà ce qu’il va declarer :
« Les Allemands demandent aujourd’hui que les francs africains [francs CFA], monnaie d’Etats souverains, rejoignent les comptes d’opération de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement plutôt que ceux de la Banque de France. Celle-ci résiste parce que cet argent de l’Afrique lui permet de lever des fonds colossaux à des taux dérisoires. »
Ayant dit non aux accords proposes par l’union européenne dans le cadre des APE, le Congo Brazza est l’un des rares pays sur le continent depuis le 1er janvier 2008, à ne pas bénéficier du système de préférences non réciproque mis en place par les accords de Lomé, mais sont soumises au système dit des « préférences généralisées » (SPG).
VERS UNE DESTABILISATION DU CONGO A TRAVERS UNE GUERRE D’USURE ?
Le 11/08/2015 la police congolaise annonce avoir mis la main sur du matériel destiné à des actes terroristes programmés dans certains milieux publics à Brazzaville et Pointe-Noire, deux villes principales. Cité par l’agence de presse chinoise Xinhua, le porte-parole de la police nationale, le colonel Gilles Moukala Tsoumou, au cours d’un point de presse va déclarer : « Ces jeunes qui sont certainement au service des forces du mal, projetaient de faire sauter certains lieux publics en commençant par des stations d’essences». Face à cette ramification des réseaux terroristes sur le sol congolais, M. Tsoumou va rassurer que toutes les dispositions sont en train d’être prise pour que tout le réseau soit démantelé et que les commanditaires soient identifiés.
Qu’est-ce qui se trame contre le Congo ?
Le 09 Aout 2015, Stephanie S. Sullivan, ambassadrice des Etats-Unis au Congo Brazza va porter un message de Barack Obama au président Congolais lui demandant de ne pas piétiner la constitution en se présentant à la présidentielle de 2016.
Dans son message à la nation du 22 septembre, le président Sassou va initier un referendum pour que le peuple décide si Oui ou non la constitution sera modifiée.
Le 23 Septembre 2015, « Tournons la page » l’initiative française pour l’alternance en Afrique va dénoncer ce qu’elle appelle le coup d’État constitutionnel et lancer un appel à la communauté internationale à réagir avec la plus grande fermeté.
Hier 26 Septembre 2015, en partenariat avec le FROCAD, l’IDC, et les associations politiques de la société civile, se tenait à Paris un meeting pour dire NON au referendum prévu par la constitution congolaise. Ce meeting sera prolonge ce 27 Septembre 2015 à Brazzaville. FROCAD (Front populaire pour le respect de l’ordre constitutionnel et de la démocratie), l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) crée le 1er Aout 2015




Les congolais devront choisir entre l’alternance prônée par l’occident à savoir le changement de dirigeants à l’image du Benin aujourd’hui au 18eme président en 60 ans, ou tout simplement la rupture initiée par le président Sassou qui consiste à faire un choix de partenariat stratégique de développement avec des nouvelles puissances telles que la Chine et bien d’autres.
Les congolais vont devoir choisir entre la rue et les urnes pour signifier leur volonté si oui ou non la constitution sera modifiée. Seront-il assez mature pour à travers la rue corriger l’erreur des Burkinabès qui ont oublié que le vrai problème du pays c’était ces multinationales qui pillent les ressources du 4eme producteur africain d’OR, gros producteur du manganèse avec de réserves énormes d’Uranium et sédiments pétroliers découvert.
Le gouvernement de transition arrive après le départ de Compaoré a choisi de poursuivre avec le système occidental impérialiste au détriment de la Chine qui aujourd’hui à travers la Chine-Afrique booste l’émergence du continent.

Albin Njilo

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