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Bafoussam : L’Aménageur institutionnel de l’Etat et la communauté urbaine lancent les vastes travaux d’envergures dans la ville

bafoussam

22.07.2017(10H30)

A quelques mois de la prochaine Coupe d’Afrique des nations que va organiser le Cameroun, la ville de Bafoussam revêt ses habits de troisième métropole du Cameroun. Un jour avant la sortie du gouvernement pour rassurer sur les capacités du Cameroun à organiser la CAN2019, se tenait à Bafoussam une réunion de lancement des projets d’envergures visant à redonner à la ville une image différente de celle d’un village abandonné.




C’était le 18Juillet dernier, Bafoussam a abrité un atelier de lancement de l’étude en vue de la restructuration/rénovation des quartiers sous-structurés dans la Communauté Urbaine de cette ville par la Mission d’Aménagement et d’Equipement des Terrains Urbains et Ruraux (MAETUR), aménageur institutionnel.

Présidée par le préfet de la Mifi, la rencontre a permis, non seulement le lancement officiel de l’étude, aussi le partage avec tous les acteurs concernés, de la démarche méthodologique qui sera menée pour sa réalisation. Le préfet M. Chaibou qui  représentait personnellement le Ministre de l’habitat et du développement urbain, Jean Claude Mbwentchou a invité toutes les parties prenantes à œuvrer dans le cadre d’une démarche participative et  demander de gagner le pari du respect du délai prévu pour cette prestation.




Sont concernes pour ces travaux, les quartiers Kouogouo A, Kouogouo B et Djelen 5.

En Mai dernier, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Bafoussam Nzete Emmanuel fera une déclaration fracassante, lors de la  visite des chantiers des logements sociaux du ministre de l’Habitat et du Développement urbain (Mindhu) Jean Claude Mbwentchou, dans  la capitale régionale de l’Ouest, il va dénoncer l’abandon de la ville par le gouvernement  « Vous avez eu le temps de vous balader dans notre ville et de constater l’état de nos routes, parce que Bafoussam est abandonnée. Excellence monsieur le ministre, nous avons déposé dans votre ministère et à main propre, cinq projets d’entretien des voiries sur différentes zones de Bafoussam, surtout des zones qui ne sont pas concernés par le projet C2D. Nous vous prions d’y accorder une grande priorité, parce que depuis que nous sommes là, Bafoussam ne bénéficie pas du regard du gouvernement comme ce qui se passe dans les autres capitales régionales »




Visiblement remonté par les propos du délégué du gouvernement membre du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) qui a dirigé la mairie urbaine de Bafoussam de 1989 à 1996, va pointer du doigt le délégué comme responsable de l’abandon de la vile « C’est à vous, monsieur le délégué, avec vos services techniques de bien monter vos dossiers et de les défendre devant les instances de décisions. Si vous montez vos dossiers d’une manière bancale, vous allez vous retrouvez sur des charriots, il s’agit de cela », dira le  MINHDU, relayé par  selon le quotidien la Nouvelle Expression « Si vous envoyez un enfant à l’école et à un certain niveau, il vous dit ‘‘je ne fréquente plus’’, comment feriez-vous ? Donc monsieur le délégué du gouvernement, comme vous faites votre lit, vous vous couchez », a-t-il poursuivi avant de conseiller au délégué de prendre des initiatives avec les fonds propres de sa ville « Il ne faut pas qu’attendre les partenaires au développement. Il faut compter sur son budget propre et que l’Etat vous vienne en appui. Les populations de Bafoussam doivent payer les impôts, le FEICOM , doit reverser les centimes additionnels communaux. A partir de cela, vous faites votre projet ».




En  attendant la fin de la rénovation de ses quartiers, une nouvelle ville est en train de naitre du côté de Kouekong Bafoussam, avec les gros projets démarrés il y a quelques temps à savoir, l’hôpital de référence, les logements sociaux, le stade omnisport, centres commerciaux, etc…

En fin de semaine, les propos du Directeur adjoint de Canal 2 (Bafoussam village) vont susciter  beaucoup d’interrogations sur les capacités du Cameroun à tenir ses engagements pour la prochaine CAN, espérons que l’inertie qui caractérise certains agents de l’État ne viendra pas lui donner raison.

Albin Njilo



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