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Petit Pays tacle un Journaliste sur la piraterie.

11.01.2019(11H14)

Un journaliste camerounais (nous taisons le nom) a vécu un moment inoubliable avec Rabba Rabbi.

Lisez plutôt.

Journaliste: Petit Pays que pensez-vous de la piraterie qui tue la culture camerounaise?

Petit Pays: Écoutez monsieur, je n’aime pas l’hypocrisie. Si nous allons chez vous, on trouvera les CD piratés des artistes. Vous achetez les CD piratés mais à la télévision vous voulez accuser les autres. Je suis prêt à mettre mon ranch de Bomono que vous n’avez que les CD piratés chez vous. Ces jeunes qui vendent nos CD à 200 frs ont pour la plupart fait des études mais ils n’ont pas de travail. Ils ont des familles à nourrir, des loyers à payer. Ces jeunes se débrouillent. Je suis contre la piraterie mais le problème n’est pas le pirate. Si on vous payait normalement cher journaliste, vous acheteriez les CD originaux. Si nous voulons être sérieux dans ce pays, soyons vrai et je suis vrai voilà pourquoi on dit que je dérange




Journaliste: Mais Petit Pays quand on regarde ailleurs on se rend compte que les artistes perçoivent énormément en droit d’auteur et pourtant ici, vous ne touchez pas grande chose.

Petit Pays: monsieur le journaliste, faites-vous la promotion des artistes locaux? Demandez à ces artistes ce qu’ils perçoivent comme cachet dans leurs différentes prestations.
Je vais vous dire un truc. Les artistes camerounais doivent apprendre à se faire respecter. Moi, j’impose le respect. Un artiste ne doit pas compter sur les droits d’auteur, un artiste doit produire, il doit faire carrière. Et quand la musique ne donne pas, il doit faire des activités parallèles. Je suis dans l’élevage, l’agriculture, l’immobilier…
Quand un artiste n’a aucune autre activité, il se fait chiffonner pour 200 milles francs, il est obligé de jouer même pour rien. Un artiste doit penser sa carrière. Ce n’est pas le droit d’auteur qui a fait Ndedi Eyango, Ben Decca et les autres… C’est le travail. Mais il faut regler cette affaire.




Journaliste : Petit Pays on constate quand même que vous ne sortez plus trop de disques. Votre retraite?

Petit Pays: Écoutez, tout ce que j’ai toujours voulu c’était que la musique camerounaise rayonne. Avant j’étais seule à combattre les musiques étrangères. Aujourd’hui quand je vois les jeunes comme Lady Ponce, Coco Argentée, Locko, Salatiel, Mr Léo, je me dis que je peux me reposer. Mais je sors des musiques que je refuse de faire leurs promotions. Écoutez renaissance et vous conviendrez avec moi que c’est le meilleur album des 10 dernières années au Cameroun mais j’ai volontairement refusé de faire la promotion. Je ne veux pas faire ombrage aux jeunes qui montent.

Journaliste : Donc vous ne ferez plus de promotion ?

Petit Pays: Vous n’avez pas compris. J’ai un album qui arrive, je l’ai composé sur mon lit d’hôpital. Attendez pour voir.

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