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Le Cameroun qui héberge le siège du Fond Montataire africain n’a pas ratifié les textes fondateurs de cette institution.

09.01.2019(09H00)

Ce fut l’une des raisons de son assassinat, la souveraineté africaine.

Mis en place par le président Mouamar Khadafi à travers  l’acte constitutif de l’UA adopté en 2000 à Syrte en Libye, le Fond Montataire africain a pour vocation de contribuer à la stabilité économique et à la gestion des crises financières en Afrique, en favorisant la croissance macroéconomique et le développement du commerce intra-régional.




Le processus de mise en place du FMA avait été retardé par la volonté des cinq plus gros contributeurs de l’UA (Libye, Egypte, Algérie, Nigeria et Afrique du Sud) à un droit de veto sur la gestion du capital et le fonctionnement de l’institution.

Le consensus avait finalement été trouvé lors du sommet de Malabo en 2014 sur le rejet du droit de veto aux gros contributeurs et   qu’un poste d’administrateur permanent soit attribué à chaque pays participant à plus de 3,5% au capital du FMA .

Cinq ans après le consensus de Malabo, et la mise sur pieds du siège de l’institution à Yaoundé, aucun état n’a ratifié les textes fondateurs, pas même le Cameroun qui l’héberge. C’est une révélation faite par l’ex-ministre délégué à l’Economie et aux Finances du Cameroun Jean Marie Ngankou  publiée le 03 janvier dans la «Lettre de la Recherche» de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) et relayée par Investir au Cameroun.




Selon Gankou Fowagap cité par le magazine Investir au Cameroun, les textes fondateurs du FMA ont été élaborés par le Comité technique de mise en place qu’il a présidé. Ces textes ont été adoptés au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’est réuni à Malabo (Guinée équatoriale) en juin 2014. Le gouvernement camerounais avait par ailleurs, mis à la disposition du comité de pilotage, des locaux et d’importants équipements pour son fonctionnement. Un terrain d’environ 3 hectares est prévu à cet effet pour la construction de l’immeuble siège du FMA.

’Abritant le siège de cette institution, il revenait au président Biya de prendre l’initiative de convaincre ses paires africains, en mettant la pression sur le Commissaire de l’Union africaine aux affaires économiques. C’est en cela qu’un leader se démarque. Or si Biya lui-même n’a pas ratifié, il faut se poser des questions ‘’ explique djouwa.J, Economiste enseignant en Afrique du Sud.




« Globalement, le projet FMA avance à son rythme et ne pourra être opérationnel que lorsque quinze au moins des 54 Etats que compte l’Afrique, auront ratifié les textes fondateurs de cette institution. A ce jour, aucun pays africain ne les a ratifiés.», révèle l’ancien membre du gouvernement camerounais. Il ajoute : « toutefois, en raison de quelques difficultés financières (salaires impayés et non disponibilité d’un budget de fonctionnement), le comité de pilotage du FMA mis en place en septembre 2009, ne fonctionne plus depuis 2011: les experts et personnel qui le composaient sont rentrés dans leur pays respectif (Nigeria, Côte d’ivoire, Mali, Tunisie, Ethiopie).»

 

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