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Le Basketball et les primes de la discorde

06-10-2015

Depuis dimanche dernier, la sélection nationale féminine boude les 2 millions F proposés à l’issue du championnat d’Afrique.

On sort d’une réunion de crise. Samuel Nduku, le président de la Fédération camerounaise de basketball (Fécabasket), Camille Njoh Ekitti, son secrétaire général, sieur Toko, régisseur de la compétition commis par le ministère des Sports et de l’Education physique et les douze  Lionnes indomptables. Dans la tanière, c’est le malaise après le titre de vice-championnes d’Afrique acquis samedi dernier face au Sénégal à l’issue de l’Afrobasket dames (24 septembre-3 octobre). Depuis dimanche dernier, les joueuses souhaitent voir revalorisée la prime à elles proposée à savoir deux millions F au sortir de ce tournoi. Et la réunion de crise n’a pas donné grand-chose « Nous n’allons pas écrire et on ne prendra pas les deux millions F », lancent-elles. En effet, il leur a été proposé de décharger les deux millions et de signer une pétition à adresser au Minsep, tout en libérant l’hôtel Mont-Fébé.  « 40 millions F avaient été budgétisés pour les primes de l’équipe. Elles devaient percevoir après 3 millions de F, desquels l’on devrait déduire les 16,5% d’impôts (impôt sur les revenus non-commerciaux, ndlr). Maintenant, elles estiment qu’on doit leur donner 15 millions de F. Personne ne savait qu’elles arriveraient en finale », confesse Samuel Nduku.

De sources proches du Minsep, si on en arrive là, c’est parce que rien n’avait été clairement défini dès le départ. Au Mont-Fébé, elles sont unies et tiennent à s’exprimer au nom du groupe Lionnes indomptables. « Le régisseur nous a proposé la somme de deux millions de F que nous avons appréciée mais souhaitons voir le montant amélioré », expliquent-elles, en chœur. D’après elles, avant la compétition, « dans une doléance adressée au Minsep via la Fécabasket, nous avons détaillé l’orientation des primes que nous souhaitions avoir en fonction de chacune des étapes de la compétition », expliquent-elles. Toujours d’après elles, « nous avons eu toutes les assurances que le problème ne se posera pas. Du coup, nous avons décidé d’aller le plus loin possible, d’honorer les couleurs de notre pays sans penser à l’argent », poursuivent-elles. Grande a donc été leur surprise lorsque dimanche, il leur était déjà demandé de libérer les chambres d’hôtel. « Pourtant, nous devions partir en fonction du plan de vol de chacune. Nous n’avons plus droit à rien. Nous ne mangeons pas. Tenez, le préparateur physique et deux d’entre nous ont payé de leurs poches respectivement le petit déjeuner et le déjeuner consommé, sans avoir été informés du changement de situation. L’on nous a laissé savoir que chaque jour passé à l’hôtel sera déduit de notre prime », se plaignent-elles. Non loin, sieur Toko continue de traîner une besace pleine de billets de banque. Les Lionnes ne veulent pas des deux millions de F. Samuel Nduku laisse entendre que entraîneurs et médecins ont touché leur argent avant de partir. Les médecins devaient rejoindre les footballeurs en vue du match amical. Le sélectionneur principal lui, a voulu sauver son emploi parce qu’une menace de licenciement pesait sur sa tête.

Cameroun Tribune

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