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Comment les fonctionnaires camerounais instrumentalisent l’inertie pour s’enrichir sur le dos du contribuable (150-300.000 FCFA par jours pour des projets qui durent parfois des années.)

11.06.2018(18H50)

C’est un véritable coup de pieds dans la fourmilière qui vient d’être donné par la Banque mondiale dans la gestion gouvernance camerounaise sur les dépenses publiques liées aux salaires.




En effet, selon le Magazine Investir au Cameroun, la Banque mondiale a révélé la fin du mois de Mai e dans une «revue des dépenses publiques» au Cameroun  présentée aux partenaires financiers et techniques du pays  «le niveau relativement bas de la masse salariale formelle» au sein de l’administration publique camerounaise, qui en réalité «masque l’existence d’un  système de rémunération non salarial discrétionnaire», et augmente substantiellement les dépenses liées au personnel de l’Etat.

Depuis des décennies, l’inertie est identifiée par le président de la république comme étant, avec la corruption, les principaux fléaux qui minent l’administration publique du pays. Christian Penda Ekoka Conseiller du Président Biya disait ‘’ lorsque la corruption et l’impunité s’installent dans un pays, il est foutu’’.

Depuis plusieurs années déjà, le Cameroun a engagé d’énormes investissements qui bien qu’ayant couté des milliers de milliards, n’ont pas d’impacts significatif dans la vie des citoyens, le pays peine à atteindre 4 % de taux de croissance avec des prévisions encore à la baisse pour 2018.




Au cœur de l’administration camerounais existe un système de rémunération des fonctionnaires qualifié de rente par l’institution de Bretton Wood .En effet, tous les projets publiques au Cameroun sont gérés par les fonctionnaires  qui n’ayant aucune compétence parfois s’accaparent la gestion des projets et programmes à travers les comités de suivis.

L’institution de Bretton Wood souligne que  des «indemnités journalières par session» accordées aux membres des nombreux comités qui existent au sein de l’administration publique, et aux membres des conseils d’administration des entreprises publiques.

Selon l’analyse de la Banque mondiale, ces «avantages informels» et «limités à une portion réduite des agents publics», sont largement supérieurs aux salaires de base pratiqués dans la Fonction publique.




‘’Par exemple, alors qu’un fonctionnaire de catégorie A2 perçoit un salaire de base maximum de 350 000 francs Cfa par mois, contre un peu plus de 200 000 francs Cfa par mois pour son collègue de la catégorie B2 ; le membre d’un comité technique peut percevoir entre 150 000  et 300 000 francs Cfa d’indemnité de session par jour, tandis que le membre du Conseil d’administration d’une entreprise publique, lui, peut percevoir jusqu’à 550 000 francs Cfa en moyenne, au titre de l’indemnité journalière de session.’’ Explique l’institution.

En outre, l’institution de Bretton Woods révèle qu’en plus de ce que ces indemnités ne sont pas liées à une quelconque performance des bénéficiaires, «la distribution et le paiement ne font pas l’objet d’un contrôle interne systématique», ce qui est susceptible d’ouvrir la voie à certaines dérives.

Albin Njilo

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