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Cameroun : Une révolution signée ‘’Badluck’’

16.10.2017(06H22)

‘’Seul le professionnalisme va relever le cinéma camerounais, et seule la qualité du cinéma pourra attirer les producteurs’ ’tels sont les propos d’Henri Kamga, PDG d’Iboga Group qui à la suite des propos de  Vincent Bolloré peu  après l’inauguration de la toute première salle de spectacle, ciné et concert du groupe Vivendi au Cameroun le 14 Juin 2016 à Yaoundé disait ‘’Il n’y a pas de raisons que le Nigeria soit l’unique à faire des contenus’’








Déclaré mort depuis des décennies, le cinéma au Cameroun est selon des observateurs marqué par  une descente  aux enfers due à l’absence  des maisons de productions ,ce qui va clochardiser les acteurs et réalisateurs ,ils vont pour la plupart se  jeter dans la gueule de l’humanitaire et de la charité, avec la quasi-totalité des films dans notre société  produits ou financés par le centre culturel français ,TV5 et autres organismes dénoués du sens du business .

Deuxième employeur après le secteur agricole avec près d’un millions de nigérians employés, Nollywood aujourd’hui c’est  3000 productions cinématographiques annuelles et ses 650 millions de dollar de recettes, soit 2% du PIB de la première économie d’Afrique, des chiffres qui ne vont pas laisser indifférents l’entreprise du développement numérique camerounais, Iboga Group. Le groupe média de divertissement et de production, qui s’ouvre au monde sur les multiples domaines des arts visuels, l’entreprise qui fait dans la production des films et documentaires, émissions télévisées et la formation des jeunes aux métiers des arts visuels vient de se lancer dans la production cinématographique, son premier né étant un court métrage ‘’Badluck’’

https://www.youtube.com/watch?v=yMzB0sWeins&feature=share




07 minutes de suspense pour tenir en haleine les téléspectateurs, la qualité du montage et le talent de professionnels de l’équipe d’Iboga  laissera pantois les amoureux du septième art camerounais .C’est une scène de vie quotidienne qui se déroule dans un Taxis de ville. ’Hollywood c’est le talent et le génie, nous les avons au Cameroun, reste à les mettre en valeur ‘’ conclu Heru Kamga

Alors que depuis quelques temps on assiste à la prolifération des films made in Cameroun, l’unanimité des téléspectateurs repose sur  la qualité qui  laisse à désirer, l’on évoque le manque de professionnalisme dans la qualité d’image, de montage et surtout dans la réalisation. Du coté des réalisateurs, la raison se trouve dans l’absence de producteurs et de moyens financier, habitués aux gros chiffres qu’évoquent les ainés dans le domaine. Le film ‘’Le grand blanc de Lambaréné ‘’réalisé par le cinéaste camerounais Bassek Ba Kobhio(5 milliard de FCFA),etc… ceci alors que les productions des films au Nigeria coûtent moins de 10 000$ et sont tournés en 14 jours maximum, en Zambie, avec la prolifération des appareils numériques, les productions cinématographiques coûte deux fois moins cher qu’au Nigeria.




Un espoir pour le cinéma camerounais est né, c’est Iboga Group, à vous d’en juger.

Albin Njilo

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