Paris torpille le processus d’alternance politique au Cameroun et déclare une guerre ouverte au peuple

Le vendredi 11 Janvier 2019, soit deux jours après la publication des résultats de la présidentielle au Congo RDC, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) s’affrontaient au Conseil de sécurité des nations Unis. Alors que la CENI invitait la communauté internationale à reconnaitre  le président élu, la CENCO soutenue par la France et la Belgique parlaient du recomptage de voix.

Cette épisode du processus de transition au Congo RDC intervient deux mois après la publication des résultats de la présidentielle de 2018 au Cameroun, le monde entier découvrait en direct un Conseil Constitutionnel ridicule qui, après avoir refusé de présenter les Procès-Verbaux originaux lors du contentieux, est descendu plus bas lorsqu’un membre de ce  Conseil avait maladroitement sorti à  mondovision des documents non signés par les représentants des partis politiques. Le Conseil Constitutionnel avait alors publié les résultats qui circulaient dans les réseaux sociaux avant le scrutin. Pour crédibiliser cette forfaiture au plan international, le régime Biya avait fait venir des faux experts de Transparency International, ceux-ci avaient été démasqués et exposés au monde.

Fayulu a battu campagne dans les réseaux sociaux. Pour beaucoup d’observateurs congolais, cela n’était pas suffisant car il fallait aller à l’intérieur du pays chercher son électorat. Pour Paris, Fayulu était le favori et avait son soutien. Le soir de la proclamation des résultats , le patron du qay d’Orsay  n’avait pas caché sa déception , il s’était exprimé au micro de CNEWS « Il semble bien que les résultats proclamés ne soient pas conformes aux résultats que l’on a pu constater ici ou là »,  déclarait  jeudi le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avant de poursuivre  « Il faut qu’on garde son calme, qu’on évite les affrontements et que la clarté soit faite sur ces résultats qui sont inverses à ce que l’on imaginait, à ce qui était avancé »…. « Cela peut mal tourner, parce que M. Fayulu était a priori le leader sortant de ces élections », avait-t-il ajouté.

Avant la proclamation des résultats, Paris avait déjà saisi le conseil de sécurité de l’ONU « Pour que les résultats constatés soient les résultats réels » précise Yves Le Drian.

Le cynisme de Paris

Après le hold up électoral au Cameroun, contrairement à ce qui se vit actuellement en RDC, Yves Le Drian s’est contenté de dire que la France ne faisait plus de l’ingérence ‘’Il y a bien longtemps que la France ne choisit plus les gouvernements à la place des Africains. C’est de l’histoire du passé. Si certains s’y complaisent encore, ils ont tort. La France reconnaît ce qui se passe. Elle n’a pas à se substituer aux acteurs.’’ Le Drian.

Alors que le peuple attendait une réaction ferme de la communauté internationale, la France a fait un black-out médiatique sur la crise postélectorale, les violations des droits de l’homme et  les irrégularités, tout en reconnaissant la victoire de Paul Biya.

‘’ La communauté internationale ne peut pas changer le Cameroun, elle est là pour nous accompagner’’ Maurice Kamto

Tels sont les propos tenus ce dimanche à Douala lors de la rencontre entre Maurice Kamto et les responsables régionaux du parti.

Paris contre Addis-Abeba

Lors de son déplacement pour Addis-Abeba, Maurice Kamto allait exposer le Cameroun et faire rentrer un troisième acteur neutre pour éviter que le régime ne mette son plan machiavélique annoncé par son ministre de l’administration territoriale lorsqu’il disait ‘ l’Etat est un monstre froid prêt à tout écraser…’’

En abordant le mois de Décembre, les camerounais avaient sur la table, une proposition du poste de Vice-président pour Maurice Kamto, un ultimatum lancé par les américains sur la crise anglophone, le diplomate américain avait donné jusqu’en fin décembre 2018, sans oublier la demande faite par plusieurs pays au conseil de sécurité pour rétablir la paix au Cameroun.

Un fait inédit s’est produit le 06 Décembre 2018, Paul Biya a reçu pendant trois heures de temps  l’ambassadeur de France Gilles Thibault au palais de l’unité. Au menu des échanges selon une source bien introduite, la Crise anglophone et la crise postélectorale.

Gilles Thibault était porteur de messages du président Emmanuel Macron pour une synergie d’actions dans le but de neutraliser la volonté du peuple camerounais, que ce soit dans la crise anglophone que dans le processus électorale. Deux semaines après l’audience du palais de l’unité, Emmanuel Macron était en visite au Tchad chez celui qu’il a surnommé, le Napoléon Bonaparte Africain. Sans doute pour la participation du Tchad de Deby dans tous les conflits où la France est impliquée sur le continent.

C’est en catimini que la France a reconnu la victoire du président Biya à travers un message qui ne figurait pas dans le site de l’Elysée .Le président français ne souhaite pas s’afficher avec son homologue camerounais devenu infréquentable, paris se sert du régime comme d’une prostituée qui rend service la nuit et dont personne ne souhaite s’afficher avec. Paul Biya âgé de 86 ans est au pouvoir depuis 37 ans, et sa gouvernance calamiteuse a fait de son pays la risée du continent.

Que faisait Macron au Tchad le soir du réveillon

A distance, Paris est devenu le protecteur du régime Biya. Des sources affirment que la France avait besoin du soutien du Napoleon africain Deby pour des opérations au Cameroun et en RCA. Faire rentrer au Cameroun les  Tchadiens déguisés en combattant de Boko Haram réinsérés après la mise sur pieds du Comité de désarmement, démobilisation et réintégration. Cameroun Liberty ne peut confirmer ces propos d’une source anonyme bien informée. Par contre, tant de suspicions quant à la venue du président Français en pleine crise sociale dans son pays avec les Gilets Jaunes.

La France a perdu la Centrafrique aujourd’hui devenue le point d’ancrage de la Russie en Afrique subsaharien. En ce moment se déroule en France un grand débat pour résoudre les problèmes posés par les gilets jaunes. Pendant ce temps, Paris soutien militairement et diplomatiquement le régime Biya hostile au dialogue inclusif sur la forme de l’état. La France et les pontes du régime sont les plus gros perdant dans la crise anglophone, elle qui non seulement règne sur le pétrole de la SONARA, la France est rentrée dans le capital de la CDC il y a quelques mois après une restructuration interne, l’autonomisation des régions fera perdre à la France la main mise quelle a sur les ressources du pays à travers les dirigeants corrompus.

Plusieurs pays parmi lesquels les Etats unis ont demandé au conseil de sécurité des résolutions contraignantes contre le régime Biya la France spectatrice, ne pouvant supporter ouvertement le régime Biya, préfère torpiller les efforts des populations qui aspirent à un nouveau leadership

Le peuple camerounais sait désormais qu’il a deux ennemis, le régime Biya et la France

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