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Au-delà des 1000 milliards de la CAN , plus de 5000 milliards investi en 10 ans sans impact sur l’économie.

07.12.2018(12h11)

Le scandale sur les infrastructures de la CAN révèle la nature de la gouvernance au Cameroun et la gestion des projets du renouveau.

En 10 ans, entre 2007 et 2017 la Chine, sans parler des autres partenaires du Cameroun, Inde, UE, USA, Brésil, etc…Rien que la Chine a investi plus de 4600 milliards de FCFA au Cameroun. Sept ans après le lancement des gros projets, aucune infrastructure n’est rentable, aucune ne génère le moindre sous à l’état, bien au contraire, le port de Kribi vit au dépend des subventions du budget de l’état.




Ceux qui ont piloté tous ces projets sont les mêmes   aux commandes des infrastructures de la CAN depuis 2008, date du lancement du programme Pndis jusqu’au démarrage des travaux de la CAN.

1000 milliards de dettes pour les infrastructures de la CAN à rembourser sur les infrastructures de la CAN. Pour le cas des infrastructures devant soutenir la croissance dans le cadre des grandes réalisations, les voleurs tapis dans l’administration publique  utilise la presse, les médias de masses et autres milices cybernétiques pour tromper le peuple et faire croire que tous les projets évoluent normalement.

Heureusement pour les projets de la CAN, la CAF envoyait de manière régulière les missions de contrôle et supervision, ce qui a permis de réaliser le scandale de vol et détournement de fonds.

Pour les gros projets structurants, le mensonge et rêve continue. Selon la Banque mondiale, les projets au Cameroun bien qu’ayant la même configuration sont généralement six fois plus cher, comparait à d’autres pays africains.




Projet Sanaga plus de 400 milliards, autoroute Yaoundé Nsimalen déjà plus de 70 milliards pour 11 kilomètres, Douala –Yaoundé taux de réalisation, à peine la moitié des 60 premiers kilomètres, barrage de Mekin, 10 Mégawat pour plus de 90 milliards de FCFA et le projet n’est pas terminé, usine de pieds de production de Lom Pangar aux oubliettes, lignes de transport de Memve Ele en suspens , autoroute Batchenga –Yoko-Lena le tronçon confié à Elovolution abandonné(80 milliards de FCFA) ,route Bafoussam –Bamenda abandonné ,logement sociaux, à peine 2500 sur un total de 10 000 depuis 2011,hopital de référence de Bafoussam abandonné après la découverte d’une nappe phréatique sur le site de construction,15 milliards de FCFA, gymnases multisports de Douala et Yaoundé chantiers abandonnés, usine des tracteurs d’Ebolowa, abandonné, plus de 16 milliards de FCFA, usine de riz de Galim, usine d’ananas de Hlowe, usine de cacao de Mbalmayo,usine de pommes de babadjou, usine de poulet de Bafang, usine de poulet de Bomono, usine de poulet de Yabassi, usine de manioc de Sangmelima, usine de mangues de Ngaounderé, etc.. Tous ces projets abandonnés après avoir engloutis des  milliards empruntés que le contribuable devra rembourser.

Sur les  4547 Projets ou activités programmes en 2018, l’on a noté un taux de maturité global de 55,55 %, renseigne une évaluation de mai 2018 du programme d’investissement prioritaire du Minepat.




Selon ce programme, le MINEPAT révélait que seuls 2500 Projets sont considérés comme mature dans la programmation budgétaire 2018, le reste des 2000 projets sont donc immatures, inscrit au budget de l’Etat sans qu’on juge leur impact économie avec une conséquence désastreuse sur la qualité de vie des camerounais. Sur les 1292 milliards de FCFA tirés des 4513,5 milliards consacrés au budget de l’Etat en 2018, 45 %de projets  jetés par la fenêtre ne servent à rien.

Le Cameroun à ce jours ponctionne chaque année dans ses recettes 250 milliards de FCFA comme remboursement des intérêts sur la dette, sans parler du principal.

Albin Njilo

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