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Après les dettes improductives et le scandale de la CAN2019, la présidence de la république se retourne vers les hydrocarbures.

10.01.2019(09H20)

Avec plus de 1000 Milliards d’investissements, le Cameroun n’a pas été capable de présenter les infrastructures nécessaires pour organiser la Coupe d’ Afrique des nations 2019 .Entre surfacturations, détournements, corruptions, le Cameroun a construit des stades aux couts équivalant à deux infrastructures du même standing dans les pays Africains.

La dette du Cameroun a atteint un seuil critique, d’où le signal d’alarme du FMI .Le pays a perdu sa crédibilité auprès de son plus gros créancier, la Chine qui a cessé tout décaissement vers le Cameroun.




166e sur 190 dans le classement du Doing Business sur le climat des affaires, le Cameroun depuis 2017 n’attire plus les investisseurs, sauf dans le secteur des hydrocarbures.

Le 04 décembre Ferdinand NGOH NGOH, Ministre d’état, Secrétaire Général de la Présidence de la République et par ailleurs PCA de la SNH félicitait cette structure d’état pour ses bonnes performances. En effet, la SNH avait reversé 283,71 milliards FCFA au Trésor Public entre janvier et septembre 2018.

Ce résultat fut possible grâce à l’exploitation du Floating LNG, qui fait du Cameroun le 1er pays exploitant une usine flottante de liquéfaction en Afrique et le 20è exportateur de GNL au niveau mondial.

Le montant reversé représente sensiblement le volume de l’intérêt sur la dette que paye le Cameroun tous les ans, soit 250 milliards de FCFA .La quasi totalité de cette dette est rentré dans les projets qualifiés d’éléphants blancs.

Glencore est cité dans plusieurs scandales de pillage des ressources naturelles sur le continent.

En 2017, le Tchad découvre qu’il a été floué par le géant trader suisse Glencore détenteur de plusieurs gisements d’exploitation de pétrole dans le Pays. Se sentant dupé dans plusieurs transactions, Ndjamena a   décidé de réétudier sa dette envers Glencor « Depuis le début de l’année, ils ont vendu près de 8 millions de barils mais le trésor public Tchadien n’a reçu que 20 millions de dollars » expliquait Madjiasra Nako du media Le pays Tchad citant  une source tchadienne au cœur du dossier.




‘’En 2008, à la douane zambienne, 50% des exportations de cuivre étaient supposées partir en Suisse. Mais les données suisses indiquent que la plupart du cuivre n’arrive jamais dans le pays… Et le cuivre (ré) exporté par la Suisse est vendu beaucoup plus cher que celui exporté par la Zambie. Évaporation de matières premières, bénéfices réalisés lors de transferts douteux par le paradis fiscal suisse… Heureusement, la BEI soutient l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives ! Selon l’ONG Christian Aid [3], si la Zambie recevait pour son cuivre le montant des prix à l’exportation de la Suisse, elle aurait en 2008 ajouté 11 milliards de dollars supplémentaires à son PIB, actuellement de 14 milliards…’’ Explique Agnès Rousseaux de bastamag.net

Ce trader suisse est omniprésent au Cameroun. Cité dans plusieurs scandales de corruption, le Cameroun a-t-il échappé ?

Septennat des grands pillages.

La présidence de la république vient de céder au trader suisse l’exploitation du pétrole sur le bloc Bolongo  d’une superficie d’un peu plus de 70 km2 dans le Rio del Rey , le trader suisse détient 75% des actifs, contre 25% pour la SNH, est d’une validité de 20 ans, renouvelable une seule fois, pour une période de 10 ans.

Le 17 décembre 2018, la présidence de la république signait  un autre décret approuvant la cession des intérêts de Glencore dans le bloc Matanda à Gaz du Cameroun (GDC) et Afex Global, rapporte un communiqué publié par Victoria Oil and Gaz – maison-mère de GDC .Afex Global territoire britannique d’outre-mer localisé dans un archipel d’Amérique du Nord.

Le 8 janvier 2019, la présidence de la république signe un nouveau décret instituant une autorisation exclusive d’exploitation pour hydrocarbures liquides   au profit de l’association Perenco Cameroon qui obtient une part de 75% et la SNH, 25% sur une superficie de 137,13 km²  dans le bassin sédimentaire du Rio del Rey.




L’autorisation est valable pour une période fixée à 20 ans. A la demande de la société concernée, cette autorisation peut être renouvelée une seule fois, pour une période de 10 ans.

‘’Sommes-nous en train de nous diriger droit dans le septennat des grands pillages avec des contrats signés dans une opacité indescriptible ?’’ explique un acteur de la société civile .

La gestion opaque de tous ces contrats devrait interpeller le peuple camerounais

Albin Njilo

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